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Cours de première

6 - Probabilités


Ce cours fait suite à celui de probabilités de seconde.

Dans bien des situations nous avons besoin de prendre des décisions en fonction des résultats d'une expérience aléatoire: si demain il fait moins de 10 degrés je mettrai un pull, si il fait plus de 20 degrés je mettrai un short, etc. Pour approfondir les probabilités nous avons besoin d'introduire la notion de variable aléatoire qui est une variable dont les valeurs dépendent du résultat d'une expérience aléatoire.

Variable aléatoire

lancé de dés Définition
Une variable aléatoire est une fonction, généralement notée avec une lettre majuscule, qui s'applique sur les issues d'une expérience aléatoire.

Exemple
On considère le jeu suivant: "On lance un dé à 6 faces. Si on obtient moins de 5 on perd un euro, si on obtient 5 on gagne deux euros, si on obtient 6 on gagne 3 euros". Le gain est une variable aléatoire. Appelons le X. X peut prendre les valeurs -1, 2, ou 3.


Espérance, écart-type, loi de probabilité

L'espérance de X, noté E(X) est une mesure de ce que l'on peut espérer gagner en jouant une fois à ce jeu. On calcule E(X) en multipliant tous les gains possibles par leurs probabilités.

calcul esperance mathématique

Comme l'espérance est positive, ça vaut le coup de jouer à ce jeu.


L'écart-type de X, noté écart type est une mesure du risque que l'on prend en jouant une fois à ce jeu. Le calcul est beaucoup plus long. On calcule d'abord la variance V(X) en effectuant la somme des produits des carrés des différences entre les valeurs prises par X et E(X) par leurs probabilités, puis on calcule la racine carrée de la variance.

calcul variance
calcul écart-type


Remarque
Si on modifie le jeu de la façon suivante: "on perd 2 euros si on fait moins de 5, on gagne deux euros si on fait 5 et on gagne 7 euros si on fait 6", et que l'on note Y le gain, alors l'espérance de Y est égale à celle de X, mais son écart-type est plus grand (3,4). On peut espérer gagner autant, mais on risque de perdre ou de gagner plus.


La loi de probabilité d'une variable aléatoire est un tableau à deux lignes. On écrit sur la première les valeurs prises par la variable aléatoire et sur la deuxième leurs probabilités respectives. Par exemple pour Y:

loi de probabilité



Nous allons maintenant nous intéresser à ce qui se passe lorsque l'on reproduit plusieurs fois une même expérience.

Expérience avec répétitions

piece de monnaie Prenons une pièce de monnaie et lançons là 3 fois de suite. On peut à chaque fois obtenir pile (P) ou face (F) avec la même probabilité. Les issues possibles de cette expérience aléatoire sont donc P-P-P, P-P-F, P-F-P, P-F-F, F-P-P, F-P-F, F-F-P et F-F-F, il y a 8 issues. On peut schématiser cette expérience avec le dessin ci-dessous appelé arbre de probabilités.

arbre de probabilités

Comme il y a équiprobabilité, la probabilité de chaque branche vaut fraction. La probabilité d'un événement constitué d'un chemin qui va de la gauche vers la droite est égale au produit des probabilités qui se trouvent sur ce chemin. Par exemple la probabilité d'obtenir Face puis Pile puis Face est égal à produit de fractions soit fraction.

Si un événement correspond à plusieurs chemins, par exemple E="obtenir une seule fois pile" on additionne les probabilités de chaque chemin (*) qui forme l'événement. On obtient probabilité.

Pour obtenir ce résultat nous avons compté le nombre de branches qui correspondent à un seul "Pile". Mais si il y a beaucoup de branches on ne peut pas toujours s'amuser à les compter! Il faut donc trouver une formule pour généraliser. Si une expérience aléatoire consiste en la répétition n fois d'une expérience qui ne peut se terminer que de deux façons différentes (succès ou échec) le nombre de possibilités d'obtenir p succès dans le résultat final est donné par la formule combinaisons. Ce nombre s'écrit aussi combinaisons. n! se lit "factorielle n", c'est le produit de tous les nombres entiers de 1 à n (par exemple 4!=24).

Pour notre événement E, on aurait eu n=3 et p=1, donc combinaisons possibilités d'obtenir une seule fois "pile". On a bien combinaisons.

Combinaisons

Les nombres combinaisons, aussi appelés coefficients binomiaux, sont également utiles dans bien d'autres situations. En effet ils correspondent au nombre de sous-ensembles de p éléments que l'on peut former à partir d'un ensemble de n éléments.

urne avec boules


Ces nombres apparaissent aussi dans la formule qui permet de développer (a+b)^n.

Formule du binôme de Newton


On peut les retrouver avec un dessin appelé Triangle de Pascal.

Triangle de Pascal


Ainsi, on a par exemple Exemple formule binôme de Newton.




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